samedi 23 janvier 2010

Caro fait la DJ (encore) - REMIXES!


Je faisais le tour de ma playlist sur Hype Machine (meilleure ressource en musique sur le net, selon moi!) et j'ai décidé que j'allais partager quelques remix ici. Autant qu'il peut il y en avoir des mauvais ou des insignifiants, il m'arrive parfois de trouver des remix tellement bons que je les aime plus que les versions originales. Avec l'album de Gorillaz qui sort en mars, on peut déja s'attendre à une myriade de remix et surement un autre excellent album de b-sides et d'edit spéciaux. Je vais laisser tomber Grooveshark parce qu'il semble que leur widget est méchant avec bien des ordis.

Kids With Guns - Gorillaz (Hot Chip remix)
Désormais maitres incontestés de l'électro et des ré-éditions, Hot Chip s'appuie ici sur la bass line impeccable de Kids with Guns pour livrer un remix légèrement plus rapide et incroyablement réussi.


Lizstromania - Phoenix (Yuksek remix)

De loin un des meilleurs remix que j'ai jamais entendu de ma vie. Je cheche à acheter ou à me procurer cette version-là depuis des mois mais Yuksek ne semble pas très populaire sur iTunes. Le DJ français utilise à merveilles les répétitions propres à Phoenix et donne un son résolument euro-dance à la chanson autrement très indie.

Cheerleader - Grizzly Bear (Neon Indian' Studio 6669 remix)
Woaah...ça plane pour moi!

Everything in its right place - Radiohead (Gigamesh Discotech remix)
Je sens que je vais me faire des ennemis avec celle-là. Oui, un remix techno de Radiohead. La structure de la chanson est à peine différente, on s'entend qu'il manquait pas grand chose à cette toune-là pour en faire un tube de club.

Bon je sais que j'ai été musique-heavy dans les derniers posts mais faute de dessin, faut que je meuble l'espace quand même. Je vous encourage fortement à scroller un peu en bas et aller faire un tour sur la bannière de Hype Machine qui est à droite de mon blogue. Je suis mélomane, de plus en plus et sans vouloir pêter de la broue, je pense que je fais une maudite bonne job à date. J'update cette playlist là relativement souvent et elle vaut franchement le détour.

mercredi 13 janvier 2010

Top 50 de la décénie - 25 à 1

25.
Bend over Beethoven
!!!
(Myth Takes, 2007)
J'inclus cette chanson ici pour rendre hommage au batteur Jerry Fuchs, mort en novembre passé. J'ai particulièrement aimé son fessage de chaudière sur « All my heroes are weirdos ». Y'a vraiment rien à comprendre à !!!, il faut accepter que ce sont des gens plus hip que nous, qu'ils ont du fun à faire de la musique et qu'ils entrent dans une catégorie à part.

24.
Halfway Home
TV on the Radio
(Dear Science, 2008)
Un autre band indescriptible qu'est TV on the Radio. Les couplets me tiennent en haleine, avec l'espèce de pseudo-beat pas sûr mais quand le refrain part, offbeat et hors de ce monde, je comprend pourquoi j'ai eu un si gros (mais un peu éphémère) kick sur ce groupe. N'empêche que c'est une sacrée chanson!

23.
Bigmouth Strikes again
Placebo
(Sleeping with Ghosts, 2003)
Même avant de savoir que c'était un cover de The Smiths, je trouvais que la structure de cette chanson, malgré toute la distortion que Placebo peut foutre dans une toune, collait pas à leur son habituel. La basse est vraiment typique de The Smiths (écrire de The...., c'est moins pire que le dire) mais l'inteprétation de Placebo est magistrale.

22.
Rush Hour Soul
Supergrass
(Life on Other Planets, 2002)
J'ai déterré cet album-là la semaine passée et un vent de nostalgie m'a envahi. Une écoute à suffi pour que je me rappelle à quel point j'adorais ce disque. Ces survivants du mouvement Britpop maitrisent le rock comme je maitrise la langue française (ce texte est bourré de fautes, mauvaise comparaison). Ils ont encore le culot d'utiliser des ouuuuh et des aaaaah en back vocals, comme le font si bien les Anglais. Cette chanson à de la gueule et a admirablement bien passé l'épreuve du temps.

23.
Our Velocity
Maximo Park
(Our Earthly Pleasures, 2007)
Bonjour l'énergie! Avec un beat de ska sur le speed et un grattage complètement frénétique de guitare, innondé d'une grande vague de synthéthiseur, on n'a pas le temps de reprendre notre souffle. Il y a au moins quatre ou cinq changements consécutifs de tons mais, étant de très bons compositeurs, Maximo Park ne se perd pas dans ses ambitions.

22.
Hang me up to dry
Cold War Kids
(Robbers and Cowards, 2006)
Une chanson qui a pour thème la lessive, le linge et les couleurs qui déteignent, c'est assez inédit. Ici ce sont les accords de deux notes de basse bien présentes qui m'ont charmées, autant que les paroles tellement absurdes.

21.
Sea Legs
The Shins
(Wincing the night away, 2007)
The Shins est un groupe super polyvalents et sur Wincing the night away, ils nous offrent des chansons différemment construites que ce qu'on entend d'habitude dans le créneau 'indie rock'. Sea Legs a un rythme particulier, bâti par des séries de silences synchronisés entre la basse et le drum, assez discret. C'est une chanson admirablement composée, the Shins ont amplement mérités les honneurs attribués à cet album.

20.
I will Possess your Heart
Death Cab for Cutie
(Narrow Stairs, 2008)
Avec son intro de plus de 4 minutes et demi, soit plus longue que la vraie chanson, Death Cab nous montrent qu'ils sont encore le groupe indie par excellence qu'on a appris à aimer. Côté composition, I will possess your Heart est d'une simplicité désarmante, écoutez seulement la track de basse qui ne change à peu près pas. Mais durant les 9 minutes de la chanson, on assiste à une subtile progression, ce qui fait qu'on ne s'ennuie pas une seconde.

19.
Roulette Dares (The Haunt of)
The Mars Volta
(De-loused in the Comatorium, 2003)
Avant de faire des bruits, de les enregistrer et de faire des albums avec, la joyeuse bande de Omar Rodriguez-Lopez faisait de la musique. Et mon dieu, quel album hors du commun, en 2003, c'était quelque chose. Je vais abandonner l'idée de décrire la chanson, sans études en musique, c'est assez difficile.

18
Don't Panic
Coldplay
(Parachutes, 2000)
Quand on revient aux racines de Coldplay, il faut absolument mentionner Don't Panic. C'est une belle chanson courte avec une atmosphère bien propre au groupe. Pas de paroles cryptiques ou d'arrangements compliqués ici, juste la bonne dose de guitare.

17.
Of moons, birds and monsters
MGMT
(Oracular Spectacular, 2007)
J'ai le don de choisir les chansons sur un albums qui n'ont pas été lancés comme singles. Autant j'ai adoré l'album au complet, j'ai délaissé Kids, ou Time to Pretend, pour mon top. L'ambiance psychédelique et rêveuse de cette chanson m'a tout de suite accrochée. Vers la fin, le duo bascule dans une outro musicale hallucinante, qui n'a plus rien à voir avec le début. J'ai bien hâte de voir ce que ce groupe acclamé va nous concocter dans le futur.

16.
English summer rain
Placebo
(Sleeping with Ghosts, 2003)
Pour moi, Sleeping with Ghosts est le meilleur album de Placebo. Quand j'ai entendu English summer rain (elle ouvre l'album), je savais que l'excentrique trio allait me faire plaisir une fois de plus. C'est une chanson un peu lourde, avec du drôle de sampling et des arrangements omniprésents mais avec une ambiance vraiment particulière. On s'entend qu'ici, les paroles sont plus accessoires qu'autre chose, à moins que je manque le message...

15.
Devil in a Midnight Mass
Billy Talent
(Billy Talent II, 2006)
J'hais les chansons qui gueulent. Un grand pan de la musique rock m'est inconnue parce que je refuse de faire saigner mes oreilles avec du 'WEEEEUUUUR ARRRROOOOOGH!!!!' et du drum sur le 220V. Billy Talent ont emprunté tout ce qui fait des bonnes chansons pop, des mélodies simples et des harmoniques 'sur la coche' et y ont injecté une bonne grosse dose de rock grinçant. Je trouve un peu marrant leurs textes, surtout la surabondance de 'pain', 'cries', 'rain', 'tears' et autre métaphore de braillage mais sur cette chanson, je suis épargnée. Comme on dit, à la fin, le chanteur, il est pas d'bonne humeur.

14.
Destroy Everything you Touch
Ladytron
(Witching Hour, 2005)
Ladytron ont évolué avec le temps, passant d'un obscure groupe électro-clash à un admirable band quasi-rock. Avec Witching Hour, le groupe délaisse un peu les synthétiseurs et inclue un vrai drum dans l'ensemble. C'est un peu pour cette raison que cette chanson là sonne si bien; l'expertise du groupe avec l'électro se marie à merveille avec le 'gros beat' dansant. Ladytron aurait facilement pu tomber dans le piège de l'introspection minimaliste, avec une phase d'albums expérimentaux inaccessibles. Ils ont plutôt choisis de continuer à produire des chansons solides et de plus en plus actuelles dans leur son.

13.
There There (The Boney King of Nowhere)
Radiohead
(Hail to the thief, 2003)
Contrairement à la communauté musicale, j'ai été un peu indifférente à la grande passe électro de Radiohead. Kid A a donné d'excellentes chansons mais c'est sur leurs albums plus rock que je trouve mon compte. J'ai choisi There There, à cause de la maitrise parfaite des instruments traditionnels que nous offre Thom et sa bande. C'est généralement les arrangements de drums qui font en sorte que je tombe amoureuse ou non d'une toune de Radiohead (Airbag, anyone?). J'adore le son métallique, que j'ai déjà qualifié de « son de sècheuse ». Et non, c'est pas péjoratif.

12.
Fancy Claps
Wolf Parade
(Apologies to the Queen Mary, 2005)
Avec Fancy Claps, le très bon groupe montréalais nous débale leur chanson la plus énervée, avec un frénétique rouli de synthétiseur. De l'indie, du vrai, à son meilleur.

11.
Satellite Mind
Metric
(Fantaisies, 2009)
J'ai toujours aimé Metric mais ils m'ont jetés en bas de ma chaise avec Fantaisies. Satellite Mind est une chanson qui combine la voix éthérée de Emily Haines avec une ligne solide de guitare. J'adore la simple superposition de voix dans le refrain, élément qui manquait cruellement au show de cet automne, autrement parfait. J'ai pas trouvé la toune sur grooveshark!

10.
Darkshines
Muse
(Origin of Symmetry, 2001)
J'adore toute l'oeuvre de Muse et choisir une préférée, est vraiment difficile. J'y vais avec mes tripes ici, en délaissant leurs oeuvres plus épiques ou connues. Premièrement, juste le titre vaut le classement. Est-ce qu'il y a deux mots plus beaux ensemble que «Dark Shines »? Ça évoque tellement d'images et ça décrit à merveilles les on de Muse, toujours un peu sombre mais éblouissant à la fois. C'est une chanson en contrastes, sexy et crève-coeur. Avec Feeling Good, Darkshines est la raison pour laquelle le 2e album du groupe restera pour toujours mon favori.

9.
Black and White Town
Doves
(Some Cities, 2005)
Tout le monde sait que j'entretiens une passion maladive pour Doves, groupe du nord du Royaume-Uni. C'est le seul show que je suis allée voir seule, et ma foi, quelle expérience! Cette chanson est un hommage grandiose au Motown, avec son rythme soutenu le son étouffé de la batterie. J'ai pas de mots pour décrire à quel point cette chanson est unique pour moi.

8.
Take a Bow
Muse
(Black Holes and Revelations. 2006)
Quand j'ai fini d'écouter cette chanson là dans l'autobus pour la première fois, j'avais le regard vide et la bouche un peu entrouverte de surprise et de béatitude. J'avais vu la face du Mal, j'avais compris le son des trompettes de l'Apocalypse, j'était complètement abasourdie. Il y a juste Muse pour baser une chanson sur une progression d'accord si simple et finir par un tonnerre colossale de son, en passant par une minute d'électro, suivie d'un déchainement de guitare qui accompagnerait n'importe quelle descente en enfer. Je plains la pauvre, pauvre personne à qui cette chanson est si directement dédiée. Son sommeil doit être peuplé de démons et de remords à cette heure-ci.... « You'll burn in hell, you'll burn in hell for your siiiiiiiiiiiiiins! »

7.
Neighborhood #2 (Laïka)
Arcade Fire
(Funeral, 2004)
Dans tout l'excellent répertoire de Arcade Fire, je retiens cette chanson comme étant la meilleure. Grave mais délicate, j'adore l'accordéon et la petite mélodie.

15.
The Age of the Understatement
The Last Shadow Puppets
(The Age of Understatement, 2008)
Ce fût vraiment la surprise de la décénie. Les deux frontmen de deux groupes très baveux et surtout, très rock, soient Alex Turner de Arctic Monkeys et Miles Kane de The Rasccals, réunis pour un album classe et tout en voix. Ils ont pas lésés sur les GRANDS arrangements orchestraux et nous offrent une chanson digne d'un film de James Bond (ou du moins, un film en noir et blanc). Y'a pas à dire, les critiques ont été aussi estomaqués que moi!

4.
Clocks
Coldplay
(A rush of blood to the head, 2002)
Clocks n'est pas une chanson, c'est un hymne. Un hymne à tout ce qui est pur et invisible à l'oeil nu. Quand j'écoute le piano, j'ai des images de nuages et de voyage à travers le ciel. C'est sûrement dû à l'étrange « uuuuuuuum » qui joue toujours en arrière, comme un son venu d'ailleurs. C'est une chanson très simple dans sa structure et ses accords mais l'ambiance...! Quand Chris Martin dit à la fin « nothing else compares », je ne peux qu'être d'accord.

3.
Ex-Aequo!
Ambulance et Out of time
Blur
(Think Tank, 2003)
Je ne pouvais écarter l'une ou l'autre, ou la mettre plus haut. Les deux chansons qui ouvrent le magistral, le fantastique, le phénoménal Think Tank de Blur vont ensemble. Je met au défi tout ceux qui disent que Blur c'est seulement Song 2, de rester indifférent en écoutant cet album. Dès qu'Ambulance commence, avec sa basse tellement...basse qu'on ne fait que la sentir et que ce mélange inédit de sons qui forment la chanson (pas de guitare dans sa forme traditionelle ici) se tordent dans un espèce de mélang lo-fi, on sait qu'on est à des milliers de kilomètre de Parklife et du Top of the Pop des années 90. Commence ensuite Out of Time, avec ses influences marocaines avouées et sa douce mélodie. Deux chansons extrèmement mélancoliques et hypnotisantes, avec des thèmes sombres comme la fuite du temps et la peur. La preuve que Damon Albarn est un génie musical, qui à su réinventer son groupe jusqu'à la fin.

2.
Body of yours
Mother Mother
(Oh my heart, 2008)
Vous imaginez le chemin que cette chanson, dont j'ignorais l'existence jusqu'à tard l'année passée, a du parcourir pour se rendre au numéro 2? C'est un choix que je fais avec mes tripes car la musique de Mother Mother c'est ça, du rock viscéral. Je crois personellement que chaque personne est sensible à une note parfaite, un moment d'une fraction de seconde qui se produit dans de rares chansons, mais qui laisse une empreinte permanente dans la mémoire. C'est ce moment où l'on ferme les yeux, qu'on quitte son corps et qu'on s'approche du nirvana musical. Ça sonne drôle dit comme ça mais quand Mother Mother lance le cri du coeur qui annonce le refrain, je flippe, je jouis intérieurement, je vous jure, j'en ai versé une larme au show. Les harmoniques du refrain sont tout simplement parfaites, comme si les trois voix se fondaient en un chant divin, rien que pour moi. Ça aide aussi que la chanson, tout comme le reste de l'album, soit d'une qualité exceptionelle, du rock intelligent, qui vient, comme le titre de l'album, du fin fond du coeur.

1.
Jigsaw falling into place
Radiohead
(In Rainbows, 2007)
Tadam! La première position de la meilleure chanson de la décénie revient, oh surprise, à Radiohead. Sans bidouillage électronique, sans distortion ou passe minimaliste, Thom et sa bande nous servent cette chanson parfaite (oui, je pèse mes mots) sur un plateau d'argent. C'est une chanson intime, avec un fini légèrement acoustique grâce de la présence magique de la guitare et des sons des doigts qui glissent sur les frettes. Le son du mixage est vraiment particulier, on se croirait être assis dans un vieux salon avec un tapis poussièreux, à les écouter jouer, deux mètres plus loin. Radiohead est un groupe uni et cohérent, il y a une unité parfaite entre chaque petit élément sonore. La force de la chanson vient surtout du brutal changement d'octave vers le milieu, lorsque Thom Yorke, bien en voix sur cet album, se « déchaine » et poursuit la magnifique montée, qui aboutit par une envolée lyrique passionée. On retombe finalement sur les accords du début. Sans être bruyante, lourde, expérimentale ou quoi que ce soit, Jigsaw falling into place est simplement une chanson parfaitement composée et interprétée, par un groupe au sommet de son art.

Voilà! J'espère que vous allez découvrir des groupes avec ce petit top sans prétention. Que 2010 soit une bonne année musicale pour tout le monde!

samedi 9 janvier 2010

New Art - Snackbar Ink

Frustrations... j'ai essayé de broadcaster mon CG sur Livestream mais ça marche terriblement mal. Faque au lieu de colorier cet après-midi, j'ai gossé avec le maudit Procaster beta de marde pour Mac et j'ai pas mis une couleur encore. De la grosse bouette.

En tout cas, voila au moins la version encrée d'un dessin random. J'ai été inspirée par le pittoresque snackbar 'Chez Pagi' gros comme un placard, au coin de chez nous. J'ai plein d'ajustements à faire sur le lineart et j'ai vraiment envie de cropper aux genoux, parce que le plancher est vraiment plate. Je vais aussi faire les bouteilles directement dans Photoshop parce que c'est de loin la chose la plus dure à dessiner, surtout en plusieurs exemplaires. Je peux pas croire que j'ai passé deux heures devant mon ordi à sacrer, sans avoir mis une once de couleurs...désolant.

dimanche 20 décembre 2009

Caro fait la DJ : GRAND TOP 50 des meilleures chansons de la décénie




Hé oui les amis, c'est la fin d'une année et encore plus important, d'une décénie riche en musique. Même si ça fait plus que dix ans que j'écoute, découvre et apprécie des tonnes d'artistes, Internet a vachement simplifié l'accès à la musique, donc me donne un bien meilleur choix pour la rétrospective. Si avant mes goûts tournaient définitivement autour du bon vieil « altertnatif » à toutes les sauces, j'ai commencé à apprécier beaucoup plus l'électronique et sa fulgurante montée de popularité. La pop a également fait un retour dans mon coeur; quand je parle de pop ici, faut pas se tromper. Il s'agit des groupes ou des artistes qui ont décidé d'attaquer le marché avec des mélodies accrocheuses et juste une bonne touche de rythmes entrainants. Il ne faut pas confondre avec la 'musique populaire' qui étouffe les radios commerciales.

Je vous propose donc mon palamarès des meilleurs chansons de la décénie. Attention, il s'agit d'un top personnel, qui se base sur ma propre collection musicale, non sur les critiques et tout le reste. Pitchfork a consacré « Bombs Over Bagdad » de Outkast la meilleurs chanson pour le même top et Nickelback a été choisi comme un des groupes les plus influents des dix dernières années. Permettez-moi d'exprimer mes réserves...mais comme tout palmarès est nécéssairement biaisé, je ne vais pas me vanter du contraire.

Comme il s'agit d'un top de chanson et non d'artistes, il a fallu que ces pièces en particulier s'illustrent pour figurer ici. Je suis bien sûre attachée à quelques groupes mais il y a également des chansons d'artistes dont je n'ai jamais suivi la carrière après la sortie de l'album contenant ladite chanson en vedette. Ce sont les coups de coeurs les plus forts car pour apprécier plus une chanson qu'un artiste, il faut qu'elle soit vachement bonne.

50.
Que Onda Guero
Beck
(Guero, 2005)
Cette chanson a tourné au Second Cup jusqu'à ce que le disque soit égratigné au max. J'adore l'ambiance relaxe et estivale, le son toujours un peu 'sale' qui caractérisait Beck jusqu'à cet album. Guero a été salué par la critique à sa sortie et il est devenu mon album préféré de l'excentrique artiste.

49.
Ocean Breathes Salty
Modest Mouse
(Good news for people who love bad news, 2004)
C'est à peu près vers 2004-2005 que j'ai commencé une intense chasse au trésor de nouvel artistes, surtout encouragé par la musique trop forte qui jouait chez Urban Outfitters. iTunes rendait l'écoute d'extrait ridiculement facile et c'est ainsi que je me suis acheté le seul album de Modest Mouse que je possède. Il est difficile de ne pas aimer cette chanson, qui annonçait l'avènement du mouvement 'indie'.

48.
The Ha Ha Wall
The Libertines
(The Libertines, 2004)
Avant que les frasques de Pete Doherty ne deviennent plus populaires que la musique de son premier band, The Libertines proposaient un rock garage avec un son mal léché et un retour vers le vieux punk des années 70, sans fla-fla. Cette chanson est l'une des plus articulées qu'ils ont produit et est de loin ma préférée.

47.
Parabola
Tool
(Lateralus, 2001)
Quoi, du Tool? Oui oui, j'ai complètement succombé à cet album, aussi ésotérique et trèèèèèès progressif soit-il. Fin 2000, j'achetais souvent pour les pochettes, tactique qui s'était révélée ridiculement efficace dans le passé. Ici, c'est le clip de la chanson Schizm qui m'avait à la fois appeurée et fascinée qui m'a poussé à me procurer le disque. La guitare archi-présente dans le refrain se manifeste juste au bon moment, juste assez pour propulser cette chanson dans mes classiques du rock.

46.
Y're city's a sucker
LCD Soundsysten
(LCD Soundsystem, 2005)
Le mouvement 'dance-punk', terme vaste et assez peu représentatif, a été mon tremplin vers l'électro. James Murphy, le co-fondateur de l'essentiel label DFA a largement contribué à la musique morderne. Cette chanson contient tous les éléments distinctif du mouvement: une utilisation minimale du synthétiseur mais une structure qui s'éloigne radicalement des formules conventionelles. Et des cloches à vaches. Ohhh oui. Cet album m'a également ouvert les oreilles sur une culture musicale en marge de celle que j'avais connue. Avec ses 9:22 minutes en version intégrale, je ne la saute jamais.

45.
Trippin'
Edwin
(Edwin, 2001)
Bon j'avoue, c'est ni un artiste, ni un album que les gens vont trouver mémorable. Mais vous comprendrez que la valeur 'nostalgique' fausse mon jugement. Des années avant de trouver l'album dans un Idéfix, j'écoutais cette chanson-là dans un walkman, en revivant le buzz d'amour que j'avais eu pour I Mother Earth et les restants de la glorieuse époque du rock canadien.

44.
The Pretender
The Foo Fighters
(Echoes, Silence, Patience & Grace, 2007)
C'est tellement grisant d'entendre un vraie bonne, authentique et solide chanson de rock. L'hamonique du refrain est ce petit quelque chose qui fait que les Foo Fighters seront toujours une coche au-dessus dans leur genre. Juste assez simple, rapide et agressive, The Pretender est une des meilleurs chansons rock des dernières années.

43.
It's Not Over Yet
The Kaxons
(Myths of The Near Future, 2007)
J'ai entendu cette chanson-là à la radio britanique, en travaillant. Mes oreilles ont aimé le cocktail de guitare/synthétiseur archi-aigue et la surabondance de cymbale, doublés d'une structure simple à souhait. The Klaxons sont sortis d'une boîte à surprise et ont été à l'origine du terme 'New-Rave' qui veut plus dire grand chose maintenant. Néamoins, on reconnaît l'énergie répétitive et un peu 'pilule' des raves dans cette excellente chanson.

42.
Until the Morning
Thievery Corporation
(Babylon Rewound, 2004)
Même si c'est un remix, je dois l'inclure. C'est l'hymne de tous les toits et balcons surchauffés, pendant un après-midi de canicule où tous les gens semblent marcher au ralenti. Elle domine mes playlists d'été depuis au moins trois ou quatre ans.

41.
Dig
Incubus
(Light Grenades, 2006)
Dans ce monde dominé par les thèmes sombres, Incubus s'arrange pour faire du feel-good rock, avec des belles paroles positives. Avec la voix sincère de Brandon Boyd et la guitare bien claire, j'ai toujours un malin plaisir à lip-syncher (ou m'époumoner, quand je suis toute seule) par-dessus cette pièce.

40.
We both go down together
The Decemberists
(Picaresque, 2005)
Les textes des Decemberists sont souvent des histoires avec des personnages qu'on imagine sortis d'une époque victorienne, où tout est brun et cruel. Les arrangements un peu chics et mélancoliques de cette chanson soutiennent la prose qui caractérise le groupe.

39.
7/4 Shoreline
Broken Social Scene
(Broken Social Scene, 2005)
Il y a rien de 'broken' dans un groupe qui compte de dizaines de collaborateurs canadiens de renom, tels Emily Haines de Metric, Feist, et Amy Millan de Stars. Cette chanson respire l'énergie et la liberté, un vrai petit bijou de musique locale.

38.
Everyone's a Junkie
Our Lady Peace
(In Repairs, 2001)
Par souci de chronologie, j'ai dû choisir ce single à la place de One Man Army, qui est de loin ma chanson préférée de Our Lady Peace. In Repairs est le dernier album du groupe canadien qui m'a vraiment accroché. Les arrangements vocaux avec plus qu'une track de voix vont admirablement bien avec le refrain plus lyrique, qui contraste avec les couplets un peu saccadés.

37.
Love is a losing game
Amy Winehouse
(Back in Black, 2007)
Si Amy Winehouse excelle dans les chansons où l'amour est toujours pénible, celle-là parle de l'ultime résignation, où aimer n'est même plus possible. Elle insiste même à la fin : « And now the final phrase, love is a losing game. » Pour les moments où l'on se sent particulièrement abbatus, ce qui n'est pas mal en soi, surtout quand la soundtrack de sa tristessse est si bonne.

36.
Move your feet
Junior Senior
(D-Don't stop the beat, 2003)
Plaisir coupable! Avec Junior Senior, il faut mettre sa pudeur de côté et prendre leurs chansons super légères et incroyablement joyeuses avec un grain de sel. Move your feet n'a pas d'autres raisons d'être que celle décrite dans le titre. C'est fait pour danser, point à la ligne et ça le fait ridiculement bien. Plus arc-en-ciel que ça comme chanson pop, tu meurs.

35.
TV Pro
The Vines
(Winning Days, 2004)
Tout ce qui caractérise le son du band The Vines se trouve ici: des couplets sur l'acide, bien mous et un refrain tout en rock. Il faut apprécier l'étrange timbre de Craig Nicholls pour comprendre The Vines; ça sonne exactement comme si quelqu'un avait donné des instruments à un paquet de gars un peu trop sôuls pour jouer. Le gôut de me brasser la tête de tous les bords me prend imanquablement quand j'écoute TV Pro.

34.
Dancing Shoes
Arctic Monkeys
(Whatever People Say I Am, That's What I'm Not, 2005)
Je le dit en toute impunité, j'ai allumé sur Arctic Monkeys à cause de l'accent. On peut imaginer l'allure de la personne à qui Alex Turner chante: 'Get on your dancing shoes, you sexy little swine' et c'est pas le genre de type avec qui on passerait une soirée tranquille. On ajoute une grosse ligne de basse qui claque et voilà la formule d'une bonne chanson qu'on aimerait entendre dans le fond d'un pub enfumé de East London.

33.
A long way down
Matthew Good
(Avalanche, 2003)
La chanson s'ouvre avec une belle mélodie de violon et de violoncelle, qui resteront en fond tout le long, ce qui donne une très belle profondeur à l'ensemble.. Côté arrangements, Matthew Good s'en tire toujours bien, et ce n'est pas une exception ici, surtout avec la finale toute en douceur. J'aime mieux quand il chante au lieu de déblatérer ses textes toujours un peu engagés ou accusateurs et avec Long way down, je suis bien servie.

32.
Tomorrow Comes Today
Gorillaz
(Gorillaz, 2001)
Avec un minimum de sons, Gorillaz livre ici leur chanson la plus sombre. Dans un passé éloigné, Damon Albarn fredonnait d'interminables 'lalalala' saveur britpop mais ici, on sent plus de retenue et d'angoisse dans la voix. L'harmonica donne juste la bonne dose de mélodie et la présence brève de violons démontrent que le collectif de Gorillaz est sur la voie de devenir un groupe phare, pour son marketing et son incroyable son.

31.
Bones of you
Elbow
(The seldom seen kid, 2008)
J'ai toujours eu un faible pour le rock de Manchester. Elbow a ce son feutré et complexe qui caractérise les groupes plus sérieux de ce coin nordique de l'Angleterre. Cette chanson est toute en contrastes, avec ses moments doux et éthérés mais aussi avec ses breaks étoffés.

30.
Discotraxx
Ladytron
(604, 2004)
L'épitome de l'électroclash, c'est Discotraxx. On peut pas vraiment faire plus synthétiseur que ça. Avec la voix anémique qui est à peine discernable à travers le gros beat qui ne s'arrête jamais, cette pièce est à faire jouer très fort, avec la basse dans le tapis.

29.
Tell her tonight
Franz Ferdinand
(Franz Ferdinand, 2004)
Il y a quelque chose d'un peu enfantin et gna-gna dans cette chanson de Franz Ferdinand. On sait pas trop ce qui se passe mais on sent un plaisir immédiat quand on entend ça.

28.
Toxicity
System of a Down
(Toxicity, 2001)
Il y a pas à dire, quand on parle de hard rock de qualité, System of a Down vient en tête. Toxicity, c'est une chanson incroyablement bien réalisée, si bien que j'en ai oublié mon aversion pour tout ce qui est un peu trop dur sur les oreilles. Ma foi, quel refrain!

27.
Dead!
My Chemical Romance
(The Black Parade, 2006)
Bang, elle commence! Qui d'autre pour faire une chanson si upbeat sur la mort que My Chemical Romance. Avec un contagieux solo de guitare, c'est une autre solide chanson rock dans mon palmarès! 'If life ain't just a joke, then why am I dead?' Génial.

26.
Mammoth
Interpol
(Our Love to Admire, 2007)
La guitare ne prend aucune pose ici, pas plus que le drum, qui donne à la chanson cet incroyable sentiment d'urgence. Encore une fois, Interpol démontre qu'on peu faire des miracles avec peu de moyens mais avec des compositions hallucinantes. La montée de la fin est tout simplement parfaite.

25.
Whoo! Alright - Yeah...Uh Huh
The Rapture
(The Rapture, 2006)
Dans la même veine que LCD Soudsystem, The Rapture procure du rock dansant, avec une voix beaucoup plus présente. Le créneau des chansons qui font bouger n'appartient pas qu'aux Lady Gaga et autres de ce monde, une chance. Ici, The Rapture se désole que les gens n'ont plus autant de plaisir avec la ligne « People don't dance no more, they just stand up like this/They cross their arms and stare you down, and drink and moan and diss. » J'arrive à peine à imaginer qui pourrait résister à un rythme plus contagieux...


Le grand top 25 viendra plus tard dans la semaine, avant le premier de l'an! J'espère que vous avez appréciez!

lundi 28 septembre 2009

Caro fait le DJ - 1

Bon, faute de contenu artistique, je vais poster sur de la musique à la place. Je vais essayer de faire ça chaque semaine, ce qui veut dire que je garantie pas la fraicheur des morceaux du moment. Ça va adonner comme ça va adonner.

Bon, vu que pas mal tout le monde qui me lisent ont entendu le nouveau Muse, je vais m'abstenir de poster Untited States of Eura-JIA - JIA - JIA! Joel m'a filé du bon matériel alors je vais partager ça ici.



Je pensais que Empire of the Sun c'tait juste un autre de ces bands coincés dans les années 80. Bon, j'avais raison mais outre le single Walking on a Dream (mon dieu que c'est catchy), le reste de l'album a ses moments MGMT qui me font vachement plaisir.

Mother Mother, c'est une recommendation d'à peu près tout le monde de Concordia. Honnêtement, j'ai pas été aussi excitée par un band depuis des lustres. Première écoute et j'étais devenue accroc, poussant la fonction "repeat" à fond. Ça me ramène au temps des New Pornographers avec leurs harmoniques implacables. Ce p'tit band indie là utilise la voix comme un puissant instrument, ça fait drôlement changement de la surabondance de synth des derniers temps.

Destroyer, c'est un band qui compte comme chanteur justement, Dan Bejar, qui a aussi fait les lead vocals sur les albums des New Pornographers, justement. J'éffleure ce band et j'en ai pour 13 ans de matériel a rattraper. C'est hallucinant comme y'a du talent au Canada...

Feist, l'incontournable. Son vieux matériel pré-Reminder me rappelle le mood que Tracy Chapman donnait à ses tounes, le p'tit côté légèrement quétaine mais qui fait tout le charme. Des tounes pas compliquées parce que les arrangements orcherstrales, c'est pas tout dans la vie.

Et finalement, mon plaisir coupable, Happiness de Goldfrapp, dont je revisite les vieux albums avec délect. Cette toune est ennivrante à souhait, un p'tit beaume sur le coeur.

J'espère que vous ferez des découvertes au fil des posts. J'ai l'intention de garder ça fréquent, ne serait-ce piur me donner un prétexte d'updater. Oh et le player est une option du site Grooveshark, la preuve que le streaming a fait bien du chemin depuis Real Player.

mercredi 9 septembre 2009

DUMP no.1

100e post!

Si j'ai rien mis à jour ici depuis oh...deux-trois mois c'est que j'ai rien dessiné. Mais j'sens que c'est à veuille de changer...

Pour m'aider un peu, je reprend le concept de Joel et je vais poster sporadiquement des images prises sur les Internets, juste pour le fun. Principalement venants de Fffound, un de mes meilleurs sites.




vendredi 3 juillet 2009

Sketch Dump 3

Y'a du vieux matériel là dedans, surtout dans le haut. J'ai vraiment beaucoup sketché ces temps-ci, pour me sauver des choses importantes à faire. Mais je m'y met--demain!