25.
Bend over Beethoven
!!!
(Myth Takes, 2007)
J'inclus cette chanson ici pour rendre hommage au batteur Jerry Fuchs, mort en novembre passé. J'ai particulièrement aimé son fessage de chaudière sur « All my heroes are weirdos ». Y'a vraiment rien à comprendre à !!!, il faut accepter que ce sont des gens plus hip que nous, qu'ils ont du fun à faire de la musique et qu'ils entrent dans une catégorie à part.
24.
Halfway Home
TV on the Radio
(Dear Science, 2008)
Un autre band indescriptible qu'est TV on the Radio. Les couplets me tiennent en haleine, avec l'espèce de pseudo-beat pas sûr mais quand le refrain part, offbeat et hors de ce monde, je comprend pourquoi j'ai eu un si gros (mais un peu éphémère) kick sur ce groupe. N'empêche que c'est une sacrée chanson!
23.
Bigmouth Strikes again
Placebo
(Sleeping with Ghosts, 2003)
Même avant de savoir que c'était un cover de The Smiths, je trouvais que la structure de cette chanson, malgré toute la distortion que Placebo peut foutre dans une toune, collait pas à leur son habituel. La basse est vraiment typique de The Smiths (écrire de The...., c'est moins pire que le dire) mais l'inteprétation de Placebo est magistrale.
22.
Rush Hour Soul
Supergrass
(Life on Other Planets, 2002)
J'ai déterré cet album-là la semaine passée et un vent de nostalgie m'a envahi. Une écoute à suffi pour que je me rappelle à quel point j'adorais ce disque. Ces survivants du mouvement Britpop maitrisent le rock comme je maitrise la langue française (ce texte est bourré de fautes, mauvaise comparaison). Ils ont encore le culot d'utiliser des ouuuuh et des aaaaah en back vocals, comme le font si bien les Anglais. Cette chanson à de la gueule et a admirablement bien passé l'épreuve du temps.
23.
Our Velocity
Maximo Park
(Our Earthly Pleasures, 2007)
Bonjour l'énergie! Avec un beat de ska sur le speed et un grattage complètement frénétique de guitare, innondé d'une grande vague de synthéthiseur, on n'a pas le temps de reprendre notre souffle. Il y a au moins quatre ou cinq changements consécutifs de tons mais, étant de très bons compositeurs, Maximo Park ne se perd pas dans ses ambitions.
22.
Hang me up to dry
Cold War Kids
(Robbers and Cowards, 2006)
Une chanson qui a pour thème la lessive, le linge et les couleurs qui déteignent, c'est assez inédit. Ici ce sont les accords de deux notes de basse bien présentes qui m'ont charmées, autant que les paroles tellement absurdes.
21.
Sea Legs
The Shins
(Wincing the night away, 2007)
The Shins est un groupe super polyvalents et sur Wincing the night away, ils nous offrent des chansons différemment construites que ce qu'on entend d'habitude dans le créneau 'indie rock'. Sea Legs a un rythme particulier, bâti par des séries de silences synchronisés entre la basse et le drum, assez discret. C'est une chanson admirablement composée, the Shins ont amplement mérités les honneurs attribués à cet album.
20.
I will Possess your Heart
Death Cab for Cutie
(Narrow Stairs, 2008)
Avec son intro de plus de 4 minutes et demi, soit plus longue que la vraie chanson, Death Cab nous montrent qu'ils sont encore le groupe indie par excellence qu'on a appris à aimer. Côté composition, I will possess your Heart est d'une simplicité désarmante, écoutez seulement la track de basse qui ne change à peu près pas. Mais durant les 9 minutes de la chanson, on assiste à une subtile progression, ce qui fait qu'on ne s'ennuie pas une seconde.
19.
Roulette Dares (The Haunt of)
The Mars Volta
(De-loused in the Comatorium, 2003)
Avant de faire des bruits, de les enregistrer et de faire des albums avec, la joyeuse bande de Omar Rodriguez-Lopez faisait de la musique. Et mon dieu, quel album hors du commun, en 2003, c'était quelque chose. Je vais abandonner l'idée de décrire la chanson, sans études en musique, c'est assez difficile.
18
Don't Panic
Coldplay
(Parachutes, 2000)
Quand on revient aux racines de Coldplay, il faut absolument mentionner Don't Panic. C'est une belle chanson courte avec une atmosphère bien propre au groupe. Pas de paroles cryptiques ou d'arrangements compliqués ici, juste la bonne dose de guitare.
17.
Of moons, birds and monsters
MGMT
(Oracular Spectacular, 2007)
J'ai le don de choisir les chansons sur un albums qui n'ont pas été lancés comme singles. Autant j'ai adoré l'album au complet, j'ai délaissé Kids, ou Time to Pretend, pour mon top. L'ambiance psychédelique et rêveuse de cette chanson m'a tout de suite accrochée. Vers la fin, le duo bascule dans une outro musicale hallucinante, qui n'a plus rien à voir avec le début. J'ai bien hâte de voir ce que ce groupe acclamé va nous concocter dans le futur.
16.
English summer rain
Placebo
(Sleeping with Ghosts, 2003)
Pour moi, Sleeping with Ghosts est le meilleur album de Placebo. Quand j'ai entendu English summer rain (elle ouvre l'album), je savais que l'excentrique trio allait me faire plaisir une fois de plus. C'est une chanson un peu lourde, avec du drôle de sampling et des arrangements omniprésents mais avec une ambiance vraiment particulière. On s'entend qu'ici, les paroles sont plus accessoires qu'autre chose, à moins que je manque le message...
15.
Devil in a Midnight Mass
Billy Talent
(Billy Talent II, 2006)
J'hais les chansons qui gueulent. Un grand pan de la musique rock m'est inconnue parce que je refuse de faire saigner mes oreilles avec du 'WEEEEUUUUR ARRRROOOOOGH!!!!' et du drum sur le 220V. Billy Talent ont emprunté tout ce qui fait des bonnes chansons pop, des mélodies simples et des harmoniques 'sur la coche' et y ont injecté une bonne grosse dose de rock grinçant. Je trouve un peu marrant leurs textes, surtout la surabondance de 'pain', 'cries', 'rain', 'tears' et autre métaphore de braillage mais sur cette chanson, je suis épargnée. Comme on dit, à la fin, le chanteur, il est pas d'bonne humeur.
14.
Destroy Everything you Touch
Ladytron
(Witching Hour, 2005)
Ladytron ont évolué avec le temps, passant d'un obscure groupe électro-clash à un admirable band quasi-rock. Avec Witching Hour, le groupe délaisse un peu les synthétiseurs et inclue un vrai drum dans l'ensemble. C'est un peu pour cette raison que cette chanson là sonne si bien; l'expertise du groupe avec l'électro se marie à merveille avec le 'gros beat' dansant. Ladytron aurait facilement pu tomber dans le piège de l'introspection minimaliste, avec une phase d'albums expérimentaux inaccessibles. Ils ont plutôt choisis de continuer à produire des chansons solides et de plus en plus actuelles dans leur son.
13.
There There (The Boney King of Nowhere)
Radiohead
(Hail to the thief, 2003)
Contrairement à la communauté musicale, j'ai été un peu indifférente à la grande passe électro de Radiohead. Kid A a donné d'excellentes chansons mais c'est sur leurs albums plus rock que je trouve mon compte. J'ai choisi There There, à cause de la maitrise parfaite des instruments traditionnels que nous offre Thom et sa bande. C'est généralement les arrangements de drums qui font en sorte que je tombe amoureuse ou non d'une toune de Radiohead (Airbag, anyone?). J'adore le son métallique, que j'ai déjà qualifié de « son de sècheuse ». Et non, c'est pas péjoratif.
12.
Fancy Claps
Wolf Parade
(Apologies to the Queen Mary, 2005)
Avec Fancy Claps, le très bon groupe montréalais nous débale leur chanson la plus énervée, avec un frénétique rouli de synthétiseur. De l'indie, du vrai, à son meilleur.
11.
Satellite Mind
Metric
(Fantaisies, 2009)
J'ai toujours aimé Metric mais ils m'ont jetés en bas de ma chaise avec Fantaisies. Satellite Mind est une chanson qui combine la voix éthérée de Emily Haines avec une ligne solide de guitare. J'adore la simple superposition de voix dans le refrain, élément qui manquait cruellement au show de cet automne, autrement parfait. J'ai pas trouvé la toune sur grooveshark!
10.
Darkshines
Muse
(Origin of Symmetry, 2001)
J'adore toute l'oeuvre de Muse et choisir une préférée, est vraiment difficile. J'y vais avec mes tripes ici, en délaissant leurs oeuvres plus épiques ou connues. Premièrement, juste le titre vaut le classement. Est-ce qu'il y a deux mots plus beaux ensemble que «Dark Shines »? Ça évoque tellement d'images et ça décrit à merveilles les on de Muse, toujours un peu sombre mais éblouissant à la fois. C'est une chanson en contrastes, sexy et crève-coeur. Avec Feeling Good, Darkshines est la raison pour laquelle le 2e album du groupe restera pour toujours mon favori.
9.
Black and White Town
Doves
(Some Cities, 2005)
Tout le monde sait que j'entretiens une passion maladive pour Doves, groupe du nord du Royaume-Uni. C'est le seul show que je suis allée voir seule, et ma foi, quelle expérience! Cette chanson est un hommage grandiose au Motown, avec son rythme soutenu le son étouffé de la batterie. J'ai pas de mots pour décrire à quel point cette chanson est unique pour moi.
8.
Take a Bow
Muse
(Black Holes and Revelations. 2006)
Quand j'ai fini d'écouter cette chanson là dans l'autobus pour la première fois, j'avais le regard vide et la bouche un peu entrouverte de surprise et de béatitude. J'avais vu la face du Mal, j'avais compris le son des trompettes de l'Apocalypse, j'était complètement abasourdie. Il y a juste Muse pour baser une chanson sur une progression d'accord si simple et finir par un tonnerre colossale de son, en passant par une minute d'électro, suivie d'un déchainement de guitare qui accompagnerait n'importe quelle descente en enfer. Je plains la pauvre, pauvre personne à qui cette chanson est si directement dédiée. Son sommeil doit être peuplé de démons et de remords à cette heure-ci.... « You'll burn in hell, you'll burn in hell for your siiiiiiiiiiiiiins! »
7.
Neighborhood #2 (Laïka)
Arcade Fire
(Funeral, 2004)
Dans tout l'excellent répertoire de Arcade Fire, je retiens cette chanson comme étant la meilleure. Grave mais délicate, j'adore l'accordéon et la petite mélodie.
15.
The Age of the Understatement
The Last Shadow Puppets
(The Age of Understatement, 2008)
Ce fût vraiment la surprise de la décénie. Les deux frontmen de deux groupes très baveux et surtout, très rock, soient Alex Turner de Arctic Monkeys et Miles Kane de The Rasccals, réunis pour un album classe et tout en voix. Ils ont pas lésés sur les GRANDS arrangements orchestraux et nous offrent une chanson digne d'un film de James Bond (ou du moins, un film en noir et blanc). Y'a pas à dire, les critiques ont été aussi estomaqués que moi!
4.
Clocks
Coldplay
(A rush of blood to the head, 2002)
Clocks n'est pas une chanson, c'est un hymne. Un hymne à tout ce qui est pur et invisible à l'oeil nu. Quand j'écoute le piano, j'ai des images de nuages et de voyage à travers le ciel. C'est sûrement dû à l'étrange « uuuuuuuum » qui joue toujours en arrière, comme un son venu d'ailleurs. C'est une chanson très simple dans sa structure et ses accords mais l'ambiance...! Quand Chris Martin dit à la fin « nothing else compares », je ne peux qu'être d'accord.
3.
Ex-Aequo!
Ambulance et Out of time
Blur
(Think Tank, 2003)
Je ne pouvais écarter l'une ou l'autre, ou la mettre plus haut. Les deux chansons qui ouvrent le magistral, le fantastique, le phénoménal Think Tank de Blur vont ensemble. Je met au défi tout ceux qui disent que Blur c'est seulement Song 2, de rester indifférent en écoutant cet album. Dès qu'Ambulance commence, avec sa basse tellement...basse qu'on ne fait que la sentir et que ce mélange inédit de sons qui forment la chanson (pas de guitare dans sa forme traditionelle ici) se tordent dans un espèce de mélang lo-fi, on sait qu'on est à des milliers de kilomètre de Parklife et du Top of the Pop des années 90. Commence ensuite Out of Time, avec ses influences marocaines avouées et sa douce mélodie. Deux chansons extrèmement mélancoliques et hypnotisantes, avec des thèmes sombres comme la fuite du temps et la peur. La preuve que Damon Albarn est un génie musical, qui à su réinventer son groupe jusqu'à la fin.
2.
Body of yours
Mother Mother
(Oh my heart, 2008)
Vous imaginez le chemin que cette chanson, dont j'ignorais l'existence jusqu'à tard l'année passée, a du parcourir pour se rendre au numéro 2? C'est un choix que je fais avec mes tripes car la musique de Mother Mother c'est ça, du rock viscéral. Je crois personellement que chaque personne est sensible à une note parfaite, un moment d'une fraction de seconde qui se produit dans de rares chansons, mais qui laisse une empreinte permanente dans la mémoire. C'est ce moment où l'on ferme les yeux, qu'on quitte son corps et qu'on s'approche du nirvana musical. Ça sonne drôle dit comme ça mais quand Mother Mother lance le cri du coeur qui annonce le refrain, je flippe, je jouis intérieurement, je vous jure, j'en ai versé une larme au show. Les harmoniques du refrain sont tout simplement parfaites, comme si les trois voix se fondaient en un chant divin, rien que pour moi. Ça aide aussi que la chanson, tout comme le reste de l'album, soit d'une qualité exceptionelle, du rock intelligent, qui vient, comme le titre de l'album, du fin fond du coeur.
1.
Jigsaw falling into place
Radiohead
(In Rainbows, 2007)
Tadam! La première position de la meilleure chanson de la décénie revient, oh surprise, à Radiohead. Sans bidouillage électronique, sans distortion ou passe minimaliste, Thom et sa bande nous servent cette chanson parfaite (oui, je pèse mes mots) sur un plateau d'argent. C'est une chanson intime, avec un fini légèrement acoustique grâce de la présence magique de la guitare et des sons des doigts qui glissent sur les frettes. Le son du mixage est vraiment particulier, on se croirait être assis dans un vieux salon avec un tapis poussièreux, à les écouter jouer, deux mètres plus loin. Radiohead est un groupe uni et cohérent, il y a une unité parfaite entre chaque petit élément sonore. La force de la chanson vient surtout du brutal changement d'octave vers le milieu, lorsque Thom Yorke, bien en voix sur cet album, se « déchaine » et poursuit la magnifique montée, qui aboutit par une envolée lyrique passionée. On retombe finalement sur les accords du début. Sans être bruyante, lourde, expérimentale ou quoi que ce soit, Jigsaw falling into place est simplement une chanson parfaitement composée et interprétée, par un groupe au sommet de son art.
Voilà! J'espère que vous allez découvrir des groupes avec ce petit top sans prétention. Que 2010 soit une bonne année musicale pour tout le monde!
mercredi 13 janvier 2010
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