
Hé oui les amis, c'est la fin d'une année et encore plus important, d'une décénie riche en musique. Même si ça fait plus que dix ans que j'écoute, découvre et apprécie des tonnes d'artistes, Internet a vachement simplifié l'accès à la musique, donc me donne un bien meilleur choix pour la rétrospective. Si avant mes goûts tournaient définitivement autour du bon vieil « altertnatif » à toutes les sauces, j'ai commencé à apprécier beaucoup plus l'électronique et sa fulgurante montée de popularité. La pop a également fait un retour dans mon coeur; quand je parle de pop ici, faut pas se tromper. Il s'agit des groupes ou des artistes qui ont décidé d'attaquer le marché avec des mélodies accrocheuses et juste une bonne touche de rythmes entrainants. Il ne faut pas confondre avec la 'musique populaire' qui étouffe les radios commerciales.
Je vous propose donc mon palamarès des meilleurs chansons de la décénie. Attention, il s'agit d'un top personnel, qui se base sur ma propre collection musicale, non sur les critiques et tout le reste. Pitchfork a consacré « Bombs Over Bagdad » de Outkast la meilleurs chanson pour le même top et Nickelback a été choisi comme un des groupes les plus influents des dix dernières années. Permettez-moi d'exprimer mes réserves...mais comme tout palmarès est nécéssairement biaisé, je ne vais pas me vanter du contraire.
Comme il s'agit d'un top de chanson et non d'artistes, il a fallu que ces pièces en particulier s'illustrent pour figurer ici. Je suis bien sûre attachée à quelques groupes mais il y a également des chansons d'artistes dont je n'ai jamais suivi la carrière après la sortie de l'album contenant ladite chanson en vedette. Ce sont les coups de coeurs les plus forts car pour apprécier plus une chanson qu'un artiste, il faut qu'elle soit vachement bonne.
50.
Que Onda Guero
Beck
(Guero, 2005)
Cette chanson a tourné au Second Cup jusqu'à ce que le disque soit égratigné au max. J'adore l'ambiance relaxe et estivale, le son toujours un peu 'sale' qui caractérisait Beck jusqu'à cet album. Guero a été salué par la critique à sa sortie et il est devenu mon album préféré de l'excentrique artiste.
49.
Ocean Breathes Salty
Modest Mouse
(Good news for people who love bad news, 2004)
C'est à peu près vers 2004-2005 que j'ai commencé une intense chasse au trésor de nouvel artistes, surtout encouragé par la musique trop forte qui jouait chez Urban Outfitters. iTunes rendait l'écoute d'extrait ridiculement facile et c'est ainsi que je me suis acheté le seul album de Modest Mouse que je possède. Il est difficile de ne pas aimer cette chanson, qui annonçait l'avènement du mouvement 'indie'.
48.
The Ha Ha Wall
The Libertines
(The Libertines, 2004)
Avant que les frasques de Pete Doherty ne deviennent plus populaires que la musique de son premier band, The Libertines proposaient un rock garage avec un son mal léché et un retour vers le vieux punk des années 70, sans fla-fla. Cette chanson est l'une des plus articulées qu'ils ont produit et est de loin ma préférée.
47.
Parabola
Tool
(Lateralus, 2001)
Quoi, du Tool? Oui oui, j'ai complètement succombé à cet album, aussi ésotérique et trèèèèèès progressif soit-il. Fin 2000, j'achetais souvent pour les pochettes, tactique qui s'était révélée ridiculement efficace dans le passé. Ici, c'est le clip de la chanson Schizm qui m'avait à la fois appeurée et fascinée qui m'a poussé à me procurer le disque. La guitare archi-présente dans le refrain se manifeste juste au bon moment, juste assez pour propulser cette chanson dans mes classiques du rock.
46.
Y're city's a sucker
LCD Soundsysten
(LCD Soundsystem, 2005)
Le mouvement 'dance-punk', terme vaste et assez peu représentatif, a été mon tremplin vers l'électro. James Murphy, le co-fondateur de l'essentiel label DFA a largement contribué à la musique morderne. Cette chanson contient tous les éléments distinctif du mouvement: une utilisation minimale du synthétiseur mais une structure qui s'éloigne radicalement des formules conventionelles. Et des cloches à vaches. Ohhh oui. Cet album m'a également ouvert les oreilles sur une culture musicale en marge de celle que j'avais connue. Avec ses 9:22 minutes en version intégrale, je ne la saute jamais.
45.
Trippin'
Edwin
(Edwin, 2001)
Bon j'avoue, c'est ni un artiste, ni un album que les gens vont trouver mémorable. Mais vous comprendrez que la valeur 'nostalgique' fausse mon jugement. Des années avant de trouver l'album dans un Idéfix, j'écoutais cette chanson-là dans un walkman, en revivant le buzz d'amour que j'avais eu pour I Mother Earth et les restants de la glorieuse époque du rock canadien.
44.
The Pretender
The Foo Fighters
(Echoes, Silence, Patience & Grace, 2007)
C'est tellement grisant d'entendre un vraie bonne, authentique et solide chanson de rock. L'hamonique du refrain est ce petit quelque chose qui fait que les Foo Fighters seront toujours une coche au-dessus dans leur genre. Juste assez simple, rapide et agressive, The Pretender est une des meilleurs chansons rock des dernières années.
43.
It's Not Over Yet
The Kaxons
(Myths of The Near Future, 2007)
J'ai entendu cette chanson-là à la radio britanique, en travaillant. Mes oreilles ont aimé le cocktail de guitare/synthétiseur archi-aigue et la surabondance de cymbale, doublés d'une structure simple à souhait. The Klaxons sont sortis d'une boîte à surprise et ont été à l'origine du terme 'New-Rave' qui veut plus dire grand chose maintenant. Néamoins, on reconnaît l'énergie répétitive et un peu 'pilule' des raves dans cette excellente chanson.
42.
Until the Morning
Thievery Corporation
(Babylon Rewound, 2004)
Même si c'est un remix, je dois l'inclure. C'est l'hymne de tous les toits et balcons surchauffés, pendant un après-midi de canicule où tous les gens semblent marcher au ralenti. Elle domine mes playlists d'été depuis au moins trois ou quatre ans.
41.
Dig
Incubus
(Light Grenades, 2006)
Dans ce monde dominé par les thèmes sombres, Incubus s'arrange pour faire du feel-good rock, avec des belles paroles positives. Avec la voix sincère de Brandon Boyd et la guitare bien claire, j'ai toujours un malin plaisir à lip-syncher (ou m'époumoner, quand je suis toute seule) par-dessus cette pièce.
40.
We both go down together
The Decemberists
(Picaresque, 2005)
Les textes des Decemberists sont souvent des histoires avec des personnages qu'on imagine sortis d'une époque victorienne, où tout est brun et cruel. Les arrangements un peu chics et mélancoliques de cette chanson soutiennent la prose qui caractérise le groupe.
39.
7/4 Shoreline
Broken Social Scene
(Broken Social Scene, 2005)
Il y a rien de 'broken' dans un groupe qui compte de dizaines de collaborateurs canadiens de renom, tels Emily Haines de Metric, Feist, et Amy Millan de Stars. Cette chanson respire l'énergie et la liberté, un vrai petit bijou de musique locale.
38.
Everyone's a Junkie
Our Lady Peace
(In Repairs, 2001)
Par souci de chronologie, j'ai dû choisir ce single à la place de One Man Army, qui est de loin ma chanson préférée de Our Lady Peace. In Repairs est le dernier album du groupe canadien qui m'a vraiment accroché. Les arrangements vocaux avec plus qu'une track de voix vont admirablement bien avec le refrain plus lyrique, qui contraste avec les couplets un peu saccadés.
37.
Love is a losing game
Amy Winehouse
(Back in Black, 2007)
Si Amy Winehouse excelle dans les chansons où l'amour est toujours pénible, celle-là parle de l'ultime résignation, où aimer n'est même plus possible. Elle insiste même à la fin : « And now the final phrase, love is a losing game. » Pour les moments où l'on se sent particulièrement abbatus, ce qui n'est pas mal en soi, surtout quand la soundtrack de sa tristessse est si bonne.
36.
Move your feet
Junior Senior
(D-Don't stop the beat, 2003)
Plaisir coupable! Avec Junior Senior, il faut mettre sa pudeur de côté et prendre leurs chansons super légères et incroyablement joyeuses avec un grain de sel. Move your feet n'a pas d'autres raisons d'être que celle décrite dans le titre. C'est fait pour danser, point à la ligne et ça le fait ridiculement bien. Plus arc-en-ciel que ça comme chanson pop, tu meurs.
35.
TV Pro
The Vines
(Winning Days, 2004)
Tout ce qui caractérise le son du band The Vines se trouve ici: des couplets sur l'acide, bien mous et un refrain tout en rock. Il faut apprécier l'étrange timbre de Craig Nicholls pour comprendre The Vines; ça sonne exactement comme si quelqu'un avait donné des instruments à un paquet de gars un peu trop sôuls pour jouer. Le gôut de me brasser la tête de tous les bords me prend imanquablement quand j'écoute TV Pro.
34.
Dancing Shoes
Arctic Monkeys
(Whatever People Say I Am, That's What I'm Not, 2005)
Je le dit en toute impunité, j'ai allumé sur Arctic Monkeys à cause de l'accent. On peut imaginer l'allure de la personne à qui Alex Turner chante: 'Get on your dancing shoes, you sexy little swine' et c'est pas le genre de type avec qui on passerait une soirée tranquille. On ajoute une grosse ligne de basse qui claque et voilà la formule d'une bonne chanson qu'on aimerait entendre dans le fond d'un pub enfumé de East London.
33.
A long way down
Matthew Good
(Avalanche, 2003)
La chanson s'ouvre avec une belle mélodie de violon et de violoncelle, qui resteront en fond tout le long, ce qui donne une très belle profondeur à l'ensemble.. Côté arrangements, Matthew Good s'en tire toujours bien, et ce n'est pas une exception ici, surtout avec la finale toute en douceur. J'aime mieux quand il chante au lieu de déblatérer ses textes toujours un peu engagés ou accusateurs et avec Long way down, je suis bien servie.
32.
Tomorrow Comes Today
Gorillaz
(Gorillaz, 2001)
Avec un minimum de sons, Gorillaz livre ici leur chanson la plus sombre. Dans un passé éloigné, Damon Albarn fredonnait d'interminables 'lalalala' saveur britpop mais ici, on sent plus de retenue et d'angoisse dans la voix. L'harmonica donne juste la bonne dose de mélodie et la présence brève de violons démontrent que le collectif de Gorillaz est sur la voie de devenir un groupe phare, pour son marketing et son incroyable son.
31.
Bones of you
Elbow
(The seldom seen kid, 2008)
J'ai toujours eu un faible pour le rock de Manchester. Elbow a ce son feutré et complexe qui caractérise les groupes plus sérieux de ce coin nordique de l'Angleterre. Cette chanson est toute en contrastes, avec ses moments doux et éthérés mais aussi avec ses breaks étoffés.
30.
Discotraxx
Ladytron
(604, 2004)
L'épitome de l'électroclash, c'est Discotraxx. On peut pas vraiment faire plus synthétiseur que ça. Avec la voix anémique qui est à peine discernable à travers le gros beat qui ne s'arrête jamais, cette pièce est à faire jouer très fort, avec la basse dans le tapis.
29.
Tell her tonight
Franz Ferdinand
(Franz Ferdinand, 2004)
Il y a quelque chose d'un peu enfantin et gna-gna dans cette chanson de Franz Ferdinand. On sait pas trop ce qui se passe mais on sent un plaisir immédiat quand on entend ça.
28.
Toxicity
System of a Down
(Toxicity, 2001)
Il y a pas à dire, quand on parle de hard rock de qualité, System of a Down vient en tête. Toxicity, c'est une chanson incroyablement bien réalisée, si bien que j'en ai oublié mon aversion pour tout ce qui est un peu trop dur sur les oreilles. Ma foi, quel refrain!
27.
Dead!
My Chemical Romance
(The Black Parade, 2006)
Bang, elle commence! Qui d'autre pour faire une chanson si upbeat sur la mort que My Chemical Romance. Avec un contagieux solo de guitare, c'est une autre solide chanson rock dans mon palmarès! 'If life ain't just a joke, then why am I dead?' Génial.
26.
Mammoth
Interpol
(Our Love to Admire, 2007)
La guitare ne prend aucune pose ici, pas plus que le drum, qui donne à la chanson cet incroyable sentiment d'urgence. Encore une fois, Interpol démontre qu'on peu faire des miracles avec peu de moyens mais avec des compositions hallucinantes. La montée de la fin est tout simplement parfaite.
25.
Whoo! Alright - Yeah...Uh Huh
The Rapture
(The Rapture, 2006)
Dans la même veine que LCD Soudsystem, The Rapture procure du rock dansant, avec une voix beaucoup plus présente. Le créneau des chansons qui font bouger n'appartient pas qu'aux Lady Gaga et autres de ce monde, une chance. Ici, The Rapture se désole que les gens n'ont plus autant de plaisir avec la ligne « People don't dance no more, they just stand up like this/They cross their arms and stare you down, and drink and moan and diss. » J'arrive à peine à imaginer qui pourrait résister à un rythme plus contagieux...
Le grand top 25 viendra plus tard dans la semaine, avant le premier de l'an! J'espère que vous avez appréciez!



4 commentaires:
J'aime tes choix !! Je pense qu'on a pas mal sensiblement les mêmes influences musicales.
(En passant, décennie s'écrit avec deux n. ;-) ) Juste comme ça.
Coudonc, critique musicale, ça te tenterait pas? T'as le profil de l'emploi ;)
(Oui, et comme Pakou a dit... décennie.)
Bon, j'ai beaucoup de choses à écouter maintenant moi là :D
yé pour junior senior.
ils sont ou les top 25??
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